Suivez l'actu des zaparas sur Facebook

LA PROPHÉTIE DE PIATSAW

Film-documentaire


SELECTIONS
Fipatel (Biarritz - 2006)
Encuentro Del Otro Cine (Quito - 2007)
El Ojo Cojo (Madrid - 2007)
Festival du Cinéma Péruvien (Paris - 2007)
Filmar En America Latina (Genève - 2007)


DIFFUSION-PROJECTIONS
Unesco, Arte, Maison de l'Amérique Latine, Musée du Quai Branly



31 août 2001

ICARA

Reprise de la navigation. Arrêt à Pura Isla, une île du Rio Tigre. Nous y rencontrons Segundo, originaire de 12 De Octobre. Il construit des relais de chasse et de pêche.

Fin de matinée, nous observons des dauphins d’eau douce.

17h, décision est prise de s’arrêter sur une plage pour la nuit. La tente improvisée est montée rapidement par César. À la tombée de la nuit, César nous fait un Icara. Il chantonne quelques minutes et souffle dans une cigarette éteinte, puis l’allume. Chacun notre tour, nous lui faisons face, en tailleur, les mains jointes devant lui. Tout en prenant mes mains dans les siennes, il souffle la fumée de la cigarette déjà fortement consumée. Les soufflements se répètent cinq fois, puis une fois le long de chaque avant-bras, et enfin le visage. Pour finir, il me tend la cigarette et me dit : « fuma ! ». Avant de m’endormir, il me faut glisser le mégot sous l’oreiller.

30 août 2001

FIESTA

Journée navigation. Deux serpents et un dauphin d’eau douce vus au cours de la journée. La pêche n’est pas fructueuse. Sur une rive, nous avons trouvé une petite pirogue abandonnée que nous embarquons.

14h30, arrivée à Paiche Playa, en pleine fête salle communautaire ! Nous profitons d’un petit affluent du Rio Tigre pour faire le plein d’eau potable.

J’ai abordé le sujet chamanisme chez les zaparas : tout se fera à notre retour à 12 De Octobre. La batterie de la caméra a bien chargé aujourd’hui : elle affiche 450 minutes dans le viseur…

29 août 2001

ALGONZO COCHA

Angoisse pour le chargement des batteries, depuis que mon chargeur a claqué… Je branche finalement le capteur solaire directement sur la batterie de la caméra. Temps couvert. Je tourne des plans de départ et d’arrivée de la pirogue depuis la rive.

8h30, départ. Peu après, arrêt ramassage de yuca. Nous croisons notre première lancha. L’occasion de faire quelques achats : pains, cola, thon.

10h30, arrêt à Nuevo Remanente. Communauté d’une quinzaine de familles créée il y a un an. Pas d’infos sur les zaparas. Trois heures plus tard, nouvel arrêt à Timiente Ruiz. Là non plus, pas grand-chose d’intéressant.

15h, la navigation reprend. 12 km/h de moyenne. Depuis le début, nous effectuons des relevés GPS des endroits où nous passons.

16h40, Nuevo Canaa. Notre tentative d’hébergement échoue ! Deux ou trois types de la communauté sont ivres et nous refusent l’hospitalité.

17h20, nous repartons. Je filme la tombée de la nuit depuis la pirogue. Une heure plus tard, nous nous arrêtons à Algonzo Cocha. La casa d’une seule famille. Rive gauche.

20h, la pluie tombe. Un vrai dîner : spaghetti, sauce tomate, thon. Ambiance tranquille. Merci la lancha…

28 août 2001

SAN JUAN

Toute la nuit, une bête a gratté sous le toit. Est-ce un raton ? Temps brumeux ce matin. Cesar attaque la journée au trago. Il nous dit ne pas pouvoir nous accompagner jusqu’à Intuto car beaucoup de personnes à soigner ici. César est chaman.

Je pars faire des plans du village. Retour chez Cesar. Finalement, il a changé d’avis et accepte de voyager avec nous. Il nous demande d’emmener avec nous sa femme Monica et deux de leurs douze enfants : Indalicio (4 ans) et Dario (9 mois). Il a eu avec Monica quatorze enfants, âgés de 9 mois à 24 ans. Un seul est mort.

10h45, départ de 12 de Octobre. Après une heure de navigation, nous faisons un premier arrêt à Abelino, où Gloria connaît une ancienne, Juliana. Magnéto. Entretien. Puis arrêt à Marsella mais RAS. 15h30, San Juan, où habite une sœur de César. C’est ici que nous ferons étape aujourd’hui. Accueil mitigé. Nous allons rendre visite à Magdalena, une ancienne qui nous donne pas mal d’infos : il y aurait une communauté zapara au sud d’Intuto, à Santa Elena. Visite à un autre membre de la famille de César. Tournées de chicha toute l’ après-midi.

Magdalena, entourée de Gloria et Cesar

18h, baignade. Coucher de soleil. Moustiques. Déchargement du reste de la pirogue. Repas avec Jérémie : poisson sec et platanos. Soif d’enfer. Nous récupérons de l’eau de pluie dans une famille. On s’est fait taper deux boîtes de thon.

20h30, nous suivons Cesar jusqu’à une casa, en dehors de San Juan. À notre arrivée, le propriétaire allume sa sono à fond. Ambiance surréaliste. Nous comprendrons plus tard que nous sommes là pour que Cesar soigne cette personne. C’est un Icara. Il s’exécute après un très bon repas de poisson.

27 août 2001

CHEZ CESAR

Réveil vers 6h. Pas de pluie cette nuit. Vicente et son fils préparent la pirogue. Nous lui avons demandé un toit.

9h45, départ de Betania, après règlement de Vincente. À bord, Vincente, sa femme Flora, leur fille Fiorela et son fils Chino, et Marie. Deux heures de navigation pour rejoindre le deuxième camp militaire péruvien, que l’on me déconseille vivement de filmer. Nouveau contrôle d’identité.

12h45, la navigation reprend. Je tente de charger une des batteries de la caméra à l’aide de la batterie 12 V et du chargeur… Celui-ci me claque entre les doigts ! L’entrée 12 V est grillée… Première galère technique. Après une heure de pirogue, Gloria nous annonce que son cousin Cesar n’est pas loin. Je filme les retrouvailles. Emotion. César revient d’une minga avec une partie de sa famille. Ils sont tous éméchés ! Voilà deux jours qu’il nous attendait. Peut-être a-t-il reçu des infos par la radio, suite à notre arrivée à Yana Yaku samedi. Chicha et trago jusqu’à notre arrivée à 12 De Octobre, communauté où vit César.

16h, la pluie commence à tomber. Nous rejoignons la rive gauche grâce à l’unique pont de la région, construit par les compagnies pétrolières. De part et d’autre, une route qui rejoint Andoas et San Jacinto. Dans cet endroit du bout du monde, une tienda : la Brise del Tigre. Nous y savourons quelques bières chaudes sur fond de pluie tropicale, en compagnie de quatre autres clients. La nuit est tombée. Retour chez Cesar, et repas à la frontale : une soupe froide de tatou. Le bout de la queue et une patte nagent au milieu de l’assiette.

26 août 2001

PASSAGE DE FRONTIÈRE

6h, coq. Nous allons chez Anibal, qui nous prête l’essence nécessaire pour rejoindre le camp militaire de la frontière.

8h30, départ en pirogue, avec Juan, Clara et Gerardo. Ramassage de yuca (manioc). Une heure plus tard, entrée dans le Pindo Yaku.

11h, arrivée au camp militaire équatorien. J’ai commencé les entretiens avec Gloria. Nous récupérons les 110 galons de carburant stockés chez eux depuis le début du mois. J’apprends que les militaires en ont siphonné une partie… Que faire ? Rien. Disons que ce sont les frais de stockage…

Midi. Camp militaire péruvien. Une heure d’attente pour la validation de notre fameux laisser-passer. Tournées de trago. Gloria, tout comme les indigènes équatoriens, n’a besoin que d’une carte d’identité pour passer au Pérou.

Deux heures de pirogue jusqu’à notre premier arrêt au Pérou, sur le Rio Tigre : Betania. C’est ici que vivent Vincente et Flora. Flora est de la famille de Gloria. Vincente est shuar, pasteur évangéliste. Personne à notre arrivée. Vincente possède une grande pirogue équipée d’un peke-peke, qui conviendrait pour notre périple. Nous débarquons nos bagages et les 400 litres d’essence. Plus tard, tournée de chicha avec Vincente. Nous donnons de l’essence à Juan afin qu’il remonte à Yana Yaku.

Négociation de l’affrètement de la pirogue de Vincente. Nous tombons d’accord à 175 USD pour trois semaines. La semaine supplémentaire à 25 USD. Bain à nouveau salvateur dans le Rio Tigre. Repas : soupe de poulet et mukins, gros vers cuits. Pas mauvais. Nous puisons de l’eau potable dans un petit étang derrière la casa de Vicente.

25 août 2001

YANA YAKU

Aérodrome de la Shell. Ultime négociation avec les missionnaires qui vont payer le vol-retour de l’un des leurs.

Après pesée des bagages et des passagers, préparation du premier vol. Je pars avec Gloria.

9h15, le Cessna quitte la piste de la Shell. Après 1h15 de vol, nous atterrissons à Yana Yaku. Nous sommes accueillis par une famille quitchua : Raoul et Narcissa. L’habitation est très grande. C’est la maison commune. Tournée de chicha (bière de manioc). Raoul préside, entiché d’un t-shirt des Doors. Étrange sensation de se retrouver ici, après toutes ces démarches et cette attente. Chaleur et moucherons sont bien présents.

Jérémie atterri à 13h15. L’équipe est au complet. Attente. A priori, nous devrions rejoindre une autre famille de Yana Yaku. Pourquoi ? Je n’ai pas de réponse.

16h40, pirogue Johnson (marque du moteur). Trente minutes plus tard, nous arrivons chez Juan et Clara. L’endroit est superbe. Bain salvateur dans le Rio Negro, petit affluent du Pindo Yacu. Première soirée en forêt. Repas vers 18h30, à la bougie. Soif d’enfer. La pompe de Jérémie permet de purifier l’eau contaminée du rio. Juan nous dit que depuis quelques jours un jaguar rode autour de la maison… Extinction des feux vers 21h. La pluie tombe, avec tonnerre et éclairs. Je me relève pour filmer.

24 août 2001

CROISEMENT DE DOIGTS

Gloria a appelé Aerotsantsak ce matin. Confirmation du vol de demain.
Passage à la fédération zapara. Un type de l’OPIP (Organización de Pueblos Indígenas del Pastaza) doit passer dans l’après-midi. Le vol-aller est combiné avec son président. J’ai croisé le patron d’Aerotsantsak qui me confirme le vol de demain. Le temps se couvre légèrement mais pas d’inquiétudes...

22 août 2001

ANNULATION

La météo semble clémente ce matin. Nous décidons d’aller au plus vite à Aeroregional. Préparation des bagages et taxi pour La Shell. Sur la route, Gloria achète du trago (alcool de canne) pour le voyage.

11h, attente du pilote. Il revient de vol à midi, pour nous annoncer que sur ses trois avions, le seul qui puisse se poser à Yana Yaku ne vole pas… Le deuxième attend une certification et le troisième est en panne… Chez Aerotsantsak, pas de vols avant samedi. Idem pour Aeroregional. La météo pourrie a décalé tous les vols en fin de semaine.

21 août 2001

PLUIE

La pluie n’a pas cessé de la nuit.

8h, bus pour La Shell. Aeroregional est ok à 700 USD pour un unique vol, dès que le temps le permet. Sans doute dans l’après-midi. Annulation de l’Aller à Aerotsantsak et option pour le retour. Dernier passage chez les militaires. Le capitaine Pinto est ok pour rapatrier notre surplus de bagages début octobre par la rotation hélico.

Retour à Puyo sous la pluie. Fin de paquetage à l’hôtel. Appel d’Aeroregional : les vols prévus aujourd’hui sont tous annulés à cause d’une météo défavorable.

20 août 2001

J-1

Puyo. Gloria est impatiente de partir. Passage à la fédération. Bartolo est malade depuis plusieurs jours. Il nous dit avoir reçu une flèche invisible d’un mauvais chaman d’une autre communauté. Il est allongé à l’arrière d’un pick-up, et part consulter un chaman à 3 heures d’ici.

Nous partons à la Shell valider le vol de demain. Nous croisons Emerson, le pilote, qui nous confirme le poids maximun emporté : 550 livres, no mas… Retour à Puyo en camionnette. Recherche d’une balance dans Puyo. La pesée nous donne 40 kilos pour le matos vidéo… Reste 20 kilos de dispo… Il nous faut donc un deuxième avion, ou un plus grand. Achat du matériel nécessaire à l’expédition avec Gloria et Anne-Gaël. Discussion à propos du problème de charge. Coups de fil aux compagnies de La Shell. Nous les consulterons demain sur place. Ce sera plus simple. Notre vol est prévu à 14h30.

Soupe au dîner car estomac en vrac… Sans doute le hamburger du terminal terrestre de Quito. Minuit, il tombe des cordes. Nous venions de passer quinze jours sans pluie…

18 août 2001

2-0

L’avion de Bruno a neuf heures de retard : il n’arrivera qu’à 17h45.

15h30, rdv avec Enrique, le réalisateur qui a filmé la première rencontre binationale l’année dernière. Il est ok pour nous faire une copie de son film.

17h50, atterrissage du Miami-Quito. Petite angoisse pour la douane car la caméra passe sans carnet ATA. Une heure plus tard, sortie de Bruno. Nous récupérons la caméra. Ouf. Quel soulagement. Deux semaines jours pour jours après le vol.

Laisser-passer et caméra en poche, nous pouvons rentrer sur Puyo afin de préparer l’expédition.

2-0

15 août 2001

1-0

14h30, appel de revendeurs Sony à Miami pour la disponibilité du matériel. Je reçois un mail de Bruno, l’astronome. Il est d’accord pour convoyer la caméra de Paris à Quito. Inespéré, génial ! Il arrive samedi matin en Equateur.

Il ne me reste plus qu’à donner le feu vert à mon fournisseur, en France.

16h, match Argentine-Equateur qualificatif pour la coupe du monde. L’Argentine gagne 2-0.

1-0 pour nous...

14 août 2001

IGOR LE RETOUR

14h30, Igor au tel. Rdv dans une heure. Quatre jours que nous n’avions plus de nouvelles.

15h30, fondation Arig. Ils sont entrain de déménager ! Finalement Igor veut bien nous louer sa PD150 deux mois pour 1 000 USD. Nous nous donnons jusqu’à lundi.

Au vu du prix du matériel à Quito et des délais de disponibilité, je n’ai plus qu’à aller chercher la caméra à Miami ! C’est en effet la plaque tournante pour une grande partie du matériel qui transite vers l’Amérique du Sud.

18h30, je fais le tour des agences de voyage pour un billet Quito-Miami-Quito. Il faut compter 500 USD.

13 août 2001

LAISSER-PASSER

Le week-end est passé. Nous sommes toujours à Quito. Passage à l’ambassade de France. Damien, un jeune attaché fraîchement arrivé en Equateur nous déconseille d’envoyer la caméra en DHL, pour cause de blocage certain à la frontière... Il a été lui même victime des arcanes administratives du pays pour une cantine personnelle... Il se renseigne pour un convoyage. Deux pistes émergent : l’arrivée prochaine d’un astronome et d’une étudiante. Un nouveau coin de ciel bleu pour nous.

A l’ambassade du Pérou, nous récupérons le laisser-passer tant attendu, après 17 jours d’attente. Voici une vraie bonne nouvelle. Il ne reste plus qu’à résoudre le problème de la caméra.

Les derniers événements survenus nous contraignent à décaler la date de nos billets retours. Nous évoquons en même temps l’idée d’un convoyage de caméra auprès de KLM et d’American Airlines, via les navigants. Refus catégoriques.

Autre piste à explorer: le marché aux voleurs de Quito. Sait on jamais... Tram jusqu’à plaza Santo Domingo, et recherche du côté de 24 de Mayo. Pas grand monde. Aucun résultats.

10 août 2001

BINGO

Jour férié. Fête nationale.

10h, rdv avec Igor à la fondation Arig. Deuxième lapin… Passage à l’ambassade de France, mais elle est fermée.

16h, Igor ne répond pas. 19h10, Igor après 40 minutes d’attente à sa fondation… Il est moins chaud pour la vente de sa PD 150 car il n'est pas sûr de vendre sa Béta. Prochain épisode lundi...

Dégoutés, nous allons jouer quelques dollars dans une salle de Bingo en sortant du rendez-vous. Nous y passons une partie de la soirée, étudiant le budget et le planning des semaines à venir.

9 août 2001

LAPIN

12h20, taxi pour la fondation Arig. Pas d’Igor. On repassera. À Telecuador, Xavier Flores n’as pas de news, à part une 300 NTSC à 3 000 USD, à Miami…

16h40, ambassade du Pérou, pour le rdv de 17h. Une heure d’attente. Nous sommes reçus par Oscar Maurtua de Romaña, l’ambassadeur. Trente minutes d’entretien. Négatif au début, mais coopératif sur la fin. Pour le laisser-passer, nous serons fixés mardi prochain au plus tard…

8 août 2001

C'EST IGOR !

Midi, rdv Telecuador. Pas de réponse pour la 300. À suivre. Retour sur Amazonas. Almuerzos.

15h30, fondation Arig. Accord avec Igor à 3 700 USD car il a la possibilité de vendre sa vieille Béta pour 8 000 USD. Signature du contrat de vente demain.

7 août 2001

PREMIÈRES PISTES

Pour la caméra, récup d’infos sur le net. Appel de fournisseurs en France. Galère. Recherche dans deux centres commerciaux de Quito. 17h, rdv Telecuador. La PD 150 est vendue… Une DVCAM 300 AP à 5 000 USD au lieu de 12 000 USD... ! Également une 250 de dispo. 18h15, fondation Arig. Rdv avec Igor, l’un des neveux du peintre Guayasamin. Il possède une PD 150. Proposition d’achat à 3 600 USD. Il réfléchit. On se reverra demain.

6 août 2001

C'EST LUNDI !

Quito. 15h, nous joignons le capitaine Pinto pour confirmation du vol : l’hélico n’est toujours pas parti…

15h20, déclaration de vol dans un commissariat.

L’ambassade du Pérou nous confirme la réception du laisser-passer cette semaine. Seule nouvelle positive pour l’instant.

Recherches pour la caméra. Telecuador semble être le seul distributeur pro de Sony en Ecuador : une PD 150 NTSC dispo à 4 300 USD. Rencontre par hasard d’un cameraman dans la rue qui accepte de se renseigner pour nous.

Courses dans un Supermaxi et pique-nique improvisé sur les bords du parc Carolina : vin chilien, saucisson, fromage, pain, et jambon de pays. Il fallait au moins ça pour se remonter le moral ! Retour en taxi. Pas grand monde dans Quito ce soir. Nous apprenons qu’il y a un couvre-feu jusqu’à mercredi.

4 août 2001

CAMÉRA VOLÉE

0h15, arrivée à Puyo. Récupération de jerricans à la fédération zapara. Station-service pour remplir les bidons de 112,5 Gallons d’essence. Dépôt du carburant à la fédération. Extinction des feux à 2h30.

4h30, réveil. Je m’aperçois que ma caméra a disparu. Hypothèse : vol dans le bus Quito-Puyo hier soir. Je décide de maintenir le programme. Ai-je bien le choix ?

5h, le taxi passe nous prendre. Je n’ai pas trop la pêche. Arrêt chez Gloria, puis récupération des bidons au bureau de la fédération. Direction le camp militaire de La Shell. Dépôt devant une bodéga de l’armée. Nous devons revenir à 8h pour le règlement… 200 USD pour le vol.

9h, retour à Puyo. Tout est calé pour le carburant. Il me faut à présent retrouver une caméra ; ce qui ne s’annonce pas comme une mince affaire en Equateur... Je contacte par téléphone plusieurs boîtes de vente de matériel à Quito. Sur internet, je trouve les coordonnées du seul distributeur Sony de la capitale... Demain, c’est dimanche. Tout est fermé. Nous partirons pour Quito.

3 août 2001

JOURNÉE À QUITO

8h40, arrivée à Quito, après 6 heures de bus. Série d’aller-retour à l’ambassade du Pérou pour le laisser-passer, sans résultats. Un coup de fil au capitaine Pinto nous apprend que l’hélico part demain… Achat de 6 bidons de 10 Gallons (= 400 litres) au marché de la plaza de Esperanza.

18h40, bus pour Puyo.

2 août 2001

ATTENTE

Bancs-titres de coupures de presse et de photos de la rencontre binationale zapara de 2000. La communauté de 12 De Octobre est toujours injoignable.

En fin d’après-midi, discussion avec Bartolo, soucieux pour la santé de sa mère.

Côté organisation, Machin -un ami quitchua de Jérémie- peut nous avoir 4 bidons de 10 Gallons pour 32 USD. A suivre…

1 août 2001

MARIA LUISA

Nous avons appris ce matin que la mère de Bartolo (Maria Luisa) est malade. Elle arrive aujourd’hui à La Shell en provenance de Llanchama. Direction La Shell avec Gloria et Anne-Gaël. À Aerotsantsak, tentative de contact de la communauté 12 De Octobre par radio, en vain. Almuerzo et attente de l’avion de Alas de Soccoro. Arrivée de Maria Luisa. Gloria a payé l’avion. Une partie de la famille est là pour l’accueillir. Retour en taxi à Puyo. Maria Luisa est déposée à l’hôpital.

18h, nouvelle tentative d’appel radio à 12 de Octobre, en vain.

Arrivée de Maria Luisa à La Shell